Termes de référence pour le recrutement de consultants en vue de conduire les activités du projet décrites ci-dessous

 

Projet « Conservation des écosystèmes et gestion des ressources en eaux internationales de l’Union du Fleuve Mano »

Etudes entrant dans le cadre de l’Analyse Diagnostique Transfrontalière (ADT)des bassins transfrontaliers prioritaires du projet

  1. CONTEXTE ET JUSTIFICATION

L’Union du Fleuve Mano (UFM) est une organisation intergouvernementale qui regroupe quatre pays d’Afrique de l’Ouest. Créée en 1973 par le Liberia et la Sierra Leone, l’Union fut rejointe en 1980 par la Guinée et en 2008 par la Côte d’Ivoire. Son but principal est de promouvoir la coopération régionale et l’intégration économique à travers l’établissement d’un marché commun et le renforcement de la coopération dans tous les domaines de l’activité économique, notamment le commerce, l’industrie, les transports et les télécommunications, l’agriculture, les ressources naturelles et les affaires monétaires et financières.

Cette Sous-région  constitue la troisième réserve debiodiversité au monde, après les bassins de l’Amazonie en Amérique du sud et du Congo en Afrique Centrale. Elle dispose d’une importante réserve d’eau douce souterraine et de surface, et 80%des ressources en eau, qui alimentent l’Afrique de l’Ouest dérivent de cet Espace, à travers de grands fleuves et autres rivières transfrontalières. Ces bassins fluviaux transfrontaliers sont autre, le Niger, le Sénégal, la Gambie, le Cavally, le Sassandra, la Mano, la Moa/Makona, Little et Great Scarcies, le St Paul, le Nuon-Cestos et le Lofa. Les écosystèmes et les ressources en eau sont très fortement menacées par des modes d’exploitation non durable comme la culture sur brûlis, la coupe incontrôlée du bois (exportation de grumes, bois d’œuvre et charbon de bois), l’exploitation de minerais de fer, de bauxite, de l’or et le diamant, etc. sans restauration des espaces dégradés après l’exploitation.

Il faut noter que la déforestation, définie comme la dégradation fonctionnelle globale de la couverture végétale naturelle, et le manque de coordination dans la gestion des bassins versants risque de compromettre la disponibilité des ressources en eau dans la région. Cela implique que des conflits d’eau pourraient survenir dans la région car la déforestation dans les pays en amont affectera négativement la qualité et la disponibilité de l’eau dans les pays en aval.

En outre, ces problèmes sont intensifiés dans les régions transfrontalières où existent différentes politiques, lois et pratiques et compliquent souvent la gestion des ressources naturelles. Par conséquent, le manqué d’application de la coopération et de la réglementation dans les pays riverains est une menace majeure pour la gestion durable des ressources naturelles transfrontalières existantes ou la restauration de celles qui se dégradent rapidement. Cela a été encore aggravé par 20 ans de conflits et de troubles civils dont le Secrétariat de l’Union du fleuve Mano et les pays membres ont considérablement souffert et dans lesquels ils ont perdu beaucoup de leurs capacités (STEWARD, 2010).

Le projet « Conservation des écosystèmes et gestion des ressources en eau  internationales de l’Union du fleuve Mano » qui intervient dans les quatre (04) pays de l’Union du Fleuve Manovise à renforcer la gestion des ressources naturelles transfrontalières (ressources en eau, sols, aires protégées, etc…) pour la réduction de la pauvreté et la préservation de l’environnement.

Le projet comprend deux (02) composantes :

  • Composante 1 : la gestion intégrée des écosystèmes forestiers ;

Composante 2 : la gestion durable des eaux transfrontalières.

Pour cette dernière composante, les actions seront conduites au niveau des bassins transfrontaliers suivants :

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TDR Etude des parties prenantes (processus ADT MRU) _ aout (1)